J'AI ECRIT UN ROMAN (Suite 1)

Publié le par Anthéa

   -Alors, Fabiola, ça va mieux maintenant ? lui demanda Gérard dans la voiture qui la ramenait chez elle.
   -Oui, mais qu'est ce que j'ai pu avoir le trac...!
   -Tous, vous nous dites ça après, dit Annabelle.
   Annabelle et Gérard s'occupaient de tout organiser de façon à ce que tout se passe bien.
   Ils arrivaient, le chauffeur se gara.
   -Vous voulez monter boire un verre ? demanda Fabiola à Gérard et Annabelle.
   -Non, on nous attend au restaurant.
   Fabiola avait décliné leur offre de manger avec eux. Le lendemain matin, elle devait se lever tôt pour prendre un avion pour la Belgique où elle devait  donner deux concerts, faire une émission de télé et une autre de radio.
   Fabiola entra chez elle, éclaira, posa le tableau pour le moment par terre contre le mur en face du canapé. Elle se sentait épuisée nerveusement. Après avoir pris une douche, trouvé deux tomates, une tranche de jambon dans son frigo, elle s'installa dans son canapé, un plateau sur les genoux. Situé dans le 8ème arrondissement, à côté du Parc Monceau, dans une résidence tranquille, au 3ème étage, son appartement, pas trop grand comprenait une petite cuisine, une salle de bain agréable, deux chambres dont une réservée à son fils lorsqu'il venait aux vacances, un salon assez vaste, avec une grande baie vitrée donnant sur une petite terrasse, et une vue superbe sur Paris. Il lui suffisait amplement, d'autant plus qu'elle en profitait trop peu à son goût.
   Fabiola mangeait sans faim, ses pensées la ramenèrent quelques heures auparavant :
   Vers 17 h, elle avait rendez-vous avec Gérard , Annabelle et l'équipe de cameramen. Annabelle lui expliqua le déroulement de la soirée. Puis les cameramen commencèrent à filmer.
   Gérard posa un plan sur la table.
   -Maelig expose des photos d'un de tes concerts dans la nouvelle galerie qu'inaugure un de ses amis, dans le quartier du Marais, et nous profiterons de l'inauguration pour faire notre entrée, tu arriveras par là, tu entreras par cette porte et tu te dirigeras vers Maelig en chantant. Elle se trouvera ici. Il lui montrait l'itinéraire.
   Fabiola écoutait attentivement les explications de Gérard.
   Annabelle lui montra une photo de Maelig. De type asiatique, trés jolie, cheveux courts, des pommettes hautes, ses yeux surtout retenaient l'attention : des yeux magnifiques, légèrement bridés, d'un bleu pâle nuancé d'un bleu plus intense tirant sur le violet. Elle devait faire des ravages avec ces yeux là, se dit Fabiola.
   -Nous nous sommes entendus avec Thomas, son meilleur ami, tout est organisé à la seconde près.
   -Ca va Fabiola ? lui demanda Annabelle dans la voiture.
   -Pas tellement. Je commence à réaliser ce qui m'attend.
   Elle sentait le trac l'envahir entièrement.  D'habitude, quelques minutes avant ses concerts, elle ressentait toujours l'envie de partir, tellement elle avait peur, mais dès qu'elle arrivait sur scène, son trac disparaissait. Mais là, elle allait se retrouver face à face avec une de ses fans, filmée par des caméras, chantant pour elle seule, et ça l'effrayait un peu.
   Ils arrivaient. Elle descendit de la voiture et suivit Gérard qui s'arrêta légèrement en retrait de la porte d'entrée. Fabiola ne disait rien, appuyée contre le mur, elle respirait amplement, essayant de calmer les battements de son coeur.
   -Fabiola, prépares toi... vas-y.
   Fabiola poussa la porte et pénétra à l'intérieur en interprétant sa chanson, ses mains tremblaient et sa voix aussi. Elle avançait suivie par les cameramen. Les gens stupéfaits s'écartaient sur son passage. Elle essayait de repérer Maelig, l'aperçut qui se retournait, ébahie, et se dirigea droit sur elle. Elle s'arrêta devant elle, continuant sa chanson, un peu  décontenancée par l'expression du regard de Maelig, glacial, et qui semblait en colère ; Celle-ci avait tourné la tête, regardé quelqu'un  et à nouveau Fabiola. Heureusement, ses yeux d'un bleu si froid, quelques secondes auparavant retrouvaient petit à petit leur couleur initiale et leur douceur. La chanson terminée Fabiola et Maelig se regardaient, gênées toutes deux. Fabiola , d'un naturel timide et réservé, ne bougeait pas, et ne savait trop quoi faire, mais elle comprit que Maelig abasourdie par la surprise ne bougerait pas elle non plus et qu'il fallait qu'elle dise quelque chose.
   -Vous me montrez vos photos ?
   Devancée par Maelig, elle s'arrêta longuement devant chaque photo, si différentes de celles que d'habitude on lui montrait, souvent  sans "âme."
Chacune d'elle reflétait une telle émotion. Maelig avait su chosir, attendre le moment, pour saisir l'instant fugitif d'un regard, d'une expression. Elle arriva devant son portrait dessiné et là, elle resta sans mot, troublée, tellement elle se retrouvait dans ce dessin qui "la mettait à nu".
   Les chanteurs, les chanteuses se cachaient toujours derrière une image de façade pour se protéger mais là les habiles coups de crayon de la dessinatrice l'avaient fait voler en éclat, pour dévoiler ce qui se cachait réellement.
   Elle exprima avec sincérité  ce qu'elle pensait des photos et surtout du dessin ; subitement, elle se rappela que des caméras filmaient  et enregistraient  ce qu'elle disait . Gênée, elle s'arrêta de parler ; heureusement quelqu'un arriva et leur proposa une coupe de champagne. Puis on lui fit signe qu'il fallait qu'elle parte.
La sonnerie de son portable sonna et elle revint à la réalité
....

A SUIVRE ....

Publié dans Autoedition

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

flower3 01/03/2010 20:34


bonsoir merci de ton passage mon moi est partie je ne sais ou il serait temps qu il revienne c est une sensation que je n aime pas trop au plaisir de te revoir