CIGALES
Les cigales sont des hémiptères du groupe des homoptères, appartenant à la famille des cicadides.
Les cigales étaient trés appréciées chez les grecs qui trouvaient leur chant mélodieux. Ils en avaient fait l'emblème de la musique et les enfermaient dans de petites cages afin d'avoir le plaisir de les écouter. Plusieurs poètes les ont célébrées dans leurs écrits. On pouvait voir l'effigie de la cigale sur certaines monnaies, celles des Locrions, par exemple, et porter une cigale d'or dans les cheveux était pour les Athéniennes un signe de noblesse.

Les cigales ont été souvent considérées comme un mets délicat dans divers pays, en Grèce, en Chine, les chinois leur prêtaient même des vertus médicinales (ils croyaient les cigales capables de guérir les victimes de la rage)

Ce ne sont que les mâles qui chantent (Ils ont 2 membranes qui font office de timbales mises en branle par un muscle spécial qui en oscillant émettent un bruit amplifié à l'intérieur de la cavité abdominale).
La femelle dépourvue de cet appareil musical est dotée d'une tarière qui lui permet d'enfoncer ses oeufs (de 500 à 600) dans des incisions pratiquées dans les branches d'arbres. Les larves qui possèdent des antennes d'une longueur remarquable migrent de l'arbre jusqu'à la terre où elles creusent des galeries et se nourissent par leur rostre de la sève des végétaux. L'état larvaire dure 2 ans (Voir mon autre article, naissance d'une cigale).

La cigale possède un rostre (fine vrille) qui lui permet de recueillir la sève sous l'écorce des arbres et de s'abreuver ainsi pendant les journées chaudes de l'été.
Certains insectes, guêpes, mais surtout les fourmies n'hésitent pas à se glisser sous le ventre de la cigale pour s'abreuver à cette source, celle-ci laisse faire en se haussant sur ses pattes, et en remerciement, souvent agressée, elle est obligée de s'en aller, la source se trouve du coup tarie ce qui punit les assoiffés peu reconnaissants...

Après cinq à six semaines, la cigale meurt épuisée par la vie....!

(Renseignements glanés dans l'encyclopédie de l'Agora)